Quand on s’oublie pour être accepté(e) : Avez-vous parfois l’impression de ne plus vraiment savoir qui vous êtes ? De dire oui alors que vous pensez non, de vous adapter en permanence pour éviter les tensions ou décevoir…jusqu’à vous sentir épuisé(e) ?

Découvrez quelques clés pour vaincre la peur d’être soi et vivre en toute authenticité sans vous couper de votre entourage.

Peur d’être soi et sur-adaptation : comment se retrouver et enfin oser être soi-même sans avoir peur des regards ?

La sur-adaptation survient lorsque nous nous efforçons de nous conformer aux attentes des autres, au détriment de notre propre personne. Souvent, on apprend à se conformer dès l’enfance pour être à la hauteur des attentes familiales. Par la suite, dans notre vie professionnelle tout comme notre cercle personnel, vous avons tendance à nous oublier, à nous renier pour répondre aux exigences de notre environnement. Ce n’est pas facile de sortir de ce mécanisme car la sur-adaptation cache souvent une peur intime difficile à combattre : la peur d’être soi.

Ressemblance

Bonne nouvelle : il est possible de s’en libérer, en douceur et de retrouver un équilibre entre soi et les autres.

Aujourd’hui, je vais partager avec vous mon propre parcours parce que moi aussi, j’ai porté aussi pendant longtemps le masque de la sur-adaptation. Il m’a fallu du temps et des efforts pour apprendre à poser mes limites et oser m’affirmer.

1 – Êtes-vous en sur-adaptation ?

Parfois, on croit qu’on est « juste » en train de s’adapter et qu’il s’agit d’un comportement normal pour toute personne qui a une vie sociale. Mais ce n’est pas toujours le cas. Il est important d’en connaître les limites.

2 – Qu’est-ce que la sur-adaptation ?

La sur-adaptation est une habitude excessive à se conformer aux autres, qu’il s’agisse de notre entourage familial, de notre cercle professionnel ou de toutes les autres personnes lorsque nous sommes en société. Une habitude, car la sur-adaptation s’instaure généralement pour devenir un vrai mode de fonctionnement. Parfois excessive car elle se fait au détriment de nous-même. Souvent, elle commence dès l’enfance.

3- Les signes de la sur-adaptation

Voici quelques signes typiques de la sur-adaptation :

  • L’hyper vigilance sociale qui consiste à ajuster en permanence ses réponses et son comportement pour éviter les conflits.
  • La peur et la culpabilité face à ses propres besoins: on craint de déranger, on n’ose pas demander à l’autre de respecter nos limites, on se sent coupable dès lors qu’on essaie de s’affirmer…
  • Le sentiment d’injustice face au comportement d’autrui et pourtant, en parallèle, nous essayons de nous convaincre que notre situation est parfaitement normale…
brouillard mental

Vous vous reconnaîtrez, peut-être, dans certaines de ces situations quotidiennes :

  • la difficulté à dire non et à poser ses limites,
  • la fatigue émotionnelle, le brouillard mental,
  • la peur de déranger, la peur du conflit et du jugement,
  • le besoin de plaire ou d’être validé(e),
  • l’effacement (la tendance à s’oublier pour les autres),
  • le perfectionnisme excessif.

Ces signes sont des indicateurs précieux : ils montrent que quelque chose en vous demande à être entendu.

4 – Les formes de la sur-adaptation face à la peur d’être soi

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la peur d’être soi peut révéler des traits profonds de notre identité. J’ai appris que chacun de nous vit différemment cette peur, même si elle est favorisée par notre environnement : chaque personnalité possède en effet sa manière de réagir, de se protéger.

Pour ma part, je me suis toujours efforcée de faire les choses bien, de rester dans le cadre rigoureux de la conformité. Même épuisée, je ne m’autorisais pas à dire « STOP ». Petite, j’étais une enfant sérieuse, soucieuse de bien faire. En grandissant, je suis devenue celle sur qui l’on peut toujours compter. Derrière ce comportement se cachait une peur : celle de décevoir, celle de ne pas être à la hauteur. Il m’a fallu du temps pour comprendre que cette fiabilité était une forme de protection, une manière de m’adapter à mon environnement.

Pour d’autres, la peur d’être soi peut entrainer d’autres formes de sur-adaptation, comme le fait de mettre de la distance par peur d’être incompris, de vouloir se fondre dans l’autre par peur de se retrouver seul ou encore de jouer un rôle comme celui du joyeux pour apporter de l’énergie chez les autres même au détriment de soi…

Au travail, la sur-adaptation se manifeste par la difficulté à dire non aux sollicitations sans culpabiliser, le perfectionnisme ou le syndrome de la bonne élève. Le tout pouvant entrainer une grande fatigue allant jusqu’au burn-out à force de vouloir être à la hauteur.

Ainsi, la peur d’être soi est souvent liée à notre relation aux autres : nos craintes prennent le dessus et on se sur-adapte pour être accepté et éviter les conflits. On ne prend même plus le temps de reconnaître nos besoins, on reste constamment à l’affût de ce que les autres attendent de nous afin d’y répondre.

acceptation de soi - miroir

5 – Mon parcours : du masque de la fiabilité à l’authenticité harmonieuse

Tout comme elle peut avoir de nombreuses manifestations, cette peur peut également être vaincue de différentes manières. Personnellement, j’ai commencé un long travail d’introspection il y a plus de 20 ans déjà pour apprendre à trouver un équilibre sans me trahir. L’une des choses les plus importantes que j’ai faites, c’est de chercher à comprendre : chercher à me comprendre ce qui m’a amené à développer mon intelligence émotionnelle.

J’ai exploré de nombreux outils et  récemment, dans le cadre d’un échange sur le thème des masques que l’on porte à cause de la peur d’être soi, j’ai retenu que chaque chemin de vie explore cette peur à sa manière et apprend à s’en libérer avec ses ressources intérieures propres. En ce qui me concerne, cette quête de soi m’a permis d’apprendre que la fiabilité représente un « masque », une manière de m’adapter à l’environnement. Par la même occasion, j’ai appris que ma mission de vie, c’est d’avoir un rôle de soutien et que mon défi majeur est de prendre ma place. Tout au long de ma vie, j’ai suivi un long chemin et fourni beaucoup d’efforts pour dépasser mes peurs et mes blocages. Cela m’a pris du temps pour développer ma confiance en moi et apprendre à m’affirmer tout en en étant en harmonie avec mon environnement. J’ai appris à poser mes limites surtout au travail. Aujourd’hui, je m’efforce de mettre de la légèreté dans mon quotidien tout en continuant à m’affirmer et j’agis, au quotidien, dans ce sens. 

coaching

6 – Les outils pour sortir de la sur-adaptation et vaincre la peur d’être soi

Souvent, la sur-adaptation est tellement ancrée que notre propre identité a fini par se replier, s’effacer. Et parce que cela dure depuis longtemps, il convient d’y travailler progressivement. Voici 3 étapes simples pour y arriver :
– Reconnaître ses besoins, ses émotions,
– Apprendre à s’écouter, à identifier ce que l’on ressent, sans jugement,
– Créer un espace avant de répondre, ne pas réagir automatiquement,
– Choisir plutôt que subir : décider en conscience en respectant à la fois soi-même et l’autre.
Il ne s’agit pas de gâcher nos relations ou de rejeter notre environnement. Le but, c’est d’atteindre une harmonie entre nous et ce qui nous entoure. Passer de la sur-adaptation dictée par la peur à une adaptation consciente et consentie.

7. Sortir de la sur-adaptation grâce à la sophrologie : revenir au corps et apaiser le mental

La sophrologie peut aider dans la première étape, peut-être la plus importante dans ce processus de reconnexion à soi. Elle aide à prendre conscience et à se défaire de la charge mentale de la sur-adaptation. C’est une la méthode psychocorporelle qui permet d’agir en même temps sur le corps et le mental. Les techniques telles que la respiration consciente et la détente musculaire aident à prendre conscience de ce qui se passe en nous, à identifier les tensions pour pouvoir les relâcher. Avec ce type d’exercice, on ne fait plus l’impasse sur nos ressentis, on identifie nos propres mécanismes et on commence à vaincre la peur d’être soi. C’est très important de reconnaître ce qui se passe à l’intérieur de nous pour une meilleure gestion des émotions. Ensuite, avec l’aide de la visualisation positive, on apprend à vaincre nos peurs y compris la crainte de l’inconfort dans nos relations.

8. Dépasser la peur de soi à l’aide de la P.N.L.

La Programmation Neurolinguisitique (P.N.L.) dispose de plusieurs techniques. Elle permet de modifier nos croyances limitantes. Par exemple : Passer du « Je dois plaire » à « Je peux m’autoriser à être moi-même et être accepté(e) ». D’autres outils sont utilisés comme l’ancrage qui consiste à associer un événement extérieur à une émotion interne. C’est un moyen intéressant pour se défaire de la peur du regard des autres, en choisissant, par exemple, un geste physique pour l’associer à un sentiment de confiance élevé et en utilisant ce geste à volonté pour calmer et surmonter cette peur.

9. Le coaching pour se reconnecter à soi

Le coaching permet d’effectuer un travail de reconnexion à soi afin d’aligner nos besoins, nos valeurs et nos actions. Commencer à agir sans trahir notre identité, sans nous épuiser dans la sur-adaptation. Le coaching dispose d’une panoplie d’outils pour nous aider à gérer nos émotions, à questionner nos habitudes et à déterminer nous-mêmes les actions les mieux adaptées pour sortir de la peur d’être soi.
Encore une fois, il ne s’agit pas de créer une rupture dans notre comportement mais d’effectuer des petits pas progressifs : d’abord être à l’écoute de nos émotions et nos ressentis en général, identifier nos envies et avancer vers l’autonomie pour enfin vivre en toute authenticité.

Marcher sur un fil

Oser être soi, un chemin vers la réconciliation et l’amour de soi…

La sur-adaptation n’est pas une fatalité, c’est un mécanisme de protection qui a une raison d’être.

Même si vous ressentez aujourd’hui une fatigue qui semble insurmontable à cause de cette sur-adaptation constante, vous pouvez choisir un autre chemin. En vous laissant l’espace nécessaire pour accueillir vos ressentis sans vous obliger à un ajustement systématique, vous pouvez développer la confiance en vous, vous libérer de ce faux self qui vous emprisonne et retrouver votre authenticité tout en gardant un lien harmonieux avec votre environnement.

Si aujourd’hui, vous souhaitez être accompagné(e) dans cette démarche, je serais heureuse de vous guider sur ce chemin sans jugement et avec bienveillance.